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Ce que révèle la transcription des noms propres bibliques dans le Coran


Les versets 83-86 de la sourate VI nous donne une liste de 18 noms propres bibliques d'origine hébraïque.
Cette liste est essentielle pour comprendre pourquoi le Coran est un lamentable (et défectueux) plagiat.
Il est bon auparavant de rappeler qu'en hébreu biblique, tous les noms propres - sans exception !- ne sont pas arbitraires. Ils ont une signification. Un nom propre possède même souvent une acception inhérente à la personnalité de celui qui le porte. Toute erreur même la plus bégnine dans l'orthographie de ce nom est donc une atteinte à son sens. C'est pourquoi la transcription de ces noms hébreux dans la langue arabe du Coran – d'autant plus que celle-ci est proche de l'hébreu – doit être parfaite et sans défaut.
Or elle y est défectueuse, incorrecte, bizarre, fantaisiste, saugrenue, incohérente à la fois dans la vocalisation et la notation des points diacritiques, et -ce qui est beaucoup plus grave-, dans le squelette consonantique de ces noms. Ce qui laisse planer de sérieux doutes quant au niveau de lettrisme et d'érudition du rédacteur du Coran (qu'il soit Muhammad ou son\ses scribes).

Ces graves lacunes prouvent que le rédacteur du Coran a couché à l’écrit ce qu’il a cru entendre de la part de rabbins et de prêtres, mais en fin de compte n’a jamais vraiment compris ce qui lui était transmis ou enseigné. Pire ! Le désordre et l'anachronisme qui accompagnent systématiquement cette liste de noms propres hébreux trahit à la fois une méconnaissance de la langue hébraïque ainsi qu'un profond trouble de la pensée. Une sorte de télescopage qui prouve que le rédacteur du Coran n'a jamais lu la Bible par lui-même, et encore moins dans sa langue hébraïque originelle !
Voici les versets en question et leur traduction mot à mot :
{83} وَتِلْكَ حُجَّتُنَا آتَيْنَاهَا إِبْرَاهِيمَ عَلَى قَوْمِهِ نَرْفَعُ دَرَجَاتٍ مَنْ نَشَاءُ إِنَّ رَبَّكَ حَكِيمٌ عَلِيمٌ

et tel est l’argument que nous donnâmes à abraham sur sa communauté nous élevons en degré qui nous voulons ton majeur est sage savant
{84} وَوَهَبْنَا لَهُ إِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ كُلًّا هَدَيْنَا وَنُوحًا هَدَيْنَا مِنْ قَبْلُ وَمِنْ ذُرِّيَّتِهِ دَاوُدَ وَسُلَيْمَانَ وَأَيُّوبَ وَيُوسُفَ وَمُوسَى وَهَارُونَ وَكَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِين

et nous lui avons accordé isaac et jacob tous nous avons guidé et noé nous avons guidé auparavant et de sa génération david et salomon et job et joseph et moïse et aharon et c'est ainsi que nous récompensons les excellents

{85} وَزَكَرِيَّا وَيَحْيَى وَعِيسَى وَإِلْيَاسَ كُلٌّ مِنَ الصَّالِحِينَ

et zacharie et yahyah et jésus et élie tous parmi les réussis

{86} وَإِسْمَاعِيلَ وَالْيَسَعَ وَيُونُسَ وَلُوطًا وَكُلًّا فَضَّلْنَا عَلَى الْعَالَمِين

et ismaël et élisée et jonas et loth et chacun d'eux que nous avons favorisé au-dessus des mondes

Abraham : le Coran ignore la généalogie de ce nom, à l'origine composé. En effet, le nom originel hébreu est Abram (ABRM), mot composé de Ab = Père, et Rm = Elevé, donc Abram = « Père Elevé ». Selon le livre de la Genèse, c'est à la suite d'une "Alliance avec Yahweh", qu'Abram est devenu Abraham. Et transcrit phonétiquement cela donne ABRHM à partir de l'hébreu (אברהם) qui ignore la notation des voyelles. Or le Coran vocalisé transcrit ce nom de quatre manières différentes :
ﺇﺑﺮﺍﻫﺎﻡ donc en phonétique: ibrâhâm
إِبْرَاهِيمَ donc en phonétique: ibrâhiym
ﺇﺑﺮﺍﻫِﻢ donc en phonétique: ibrâhim
ﺇﺑﺮﻫﻢُ donc en phonétique: ibrahum
Cette dernière forme est, d'un point de vue consonantique, la plus fidèle à l'hébreu Abraham, mais elle n'existe que dans de très rares manuscrits.
Dans le Coran commun (celui d'El Azhar), L'écriture la plus courante (54 fois) est la seconde إِبْرَاهِيمَ soit Ibrâhym. Cette forme comporte un alif (â long) qui n'a pas lieu d'être entre le r et le h, et ajoute un y incongru entre le h et le m, comme s'il s'agissait d'un suffixe du pluriel en hébreu : les Abrahams ! Tandis que la troisième forme ibrâhim, sans le y, donc moins erronée que la précédente par rapport à l'hébreu, se trouve 15 fois.
Tout cela nous prouve que le rédacteur du Coran, n'a jamais lu la transcription phonétique en arabe du nom Abraham en hébreu, et l'a uniquement entendu !

Yçhaq : Le Coran le transcrit إِسْحَاقَ : Ishâq. Il note donc la consonne y par un alif et l’emphatique ç par un simple s. Le jeu de mots hébraïque de ce nom (« Il rira », transcrit communément par “Isaac” en français) y a perdu non seulement toute signification dans le Coran, mais aussi toute possibilité pour un arabisant de reconstituer le jeu de mots.

Ya'aqob : Ce nom (en français Jacob, qui a donné Jacques) signifie en hébreu "il talonnera " mais a aussi le sens péjoratif de "sournois" ! Il n'est donc pas très glorieux ! Il est pourtant le seul de la liste qui soit transcrit dans le Coran de manière assez correcteيَعْقُوبَ (Ya'qowb). Cette relative précision dans la transcription de l'hébreu à l'arabe, est d'autant plus curieuse que le surnom de Jacob est Israël et que d'après la Bible il est l'ancêtre des 12 tribus d'Israël, dont Judah l'ancêtre des Juifs, présumés être les ennemis des musulmans. Doublement bizarre ! Muhammad serait-il en fait un judéophile instruit par un rabbin ?

Noah : Le nom du célèbre Noé de la fable mythique du "Déluge" est un substantif tiré de la racine verbale hébraïque NWH qui signifie « se reposer ». Le Coran le transforme en un adjectifنُوحًا Nuwhan, sans aucune explication sur son étymologie et sa signification.

Dawid: Le Roi David est dans la Bible le prototype de l'amant. C'est d'ailleurs la signification de son nom en hébreu. Dans le Coran, un alif est ajouté entre le D et le W دَاوُدَ , ce qui donne Dâwud. Cet ajout malencontreux détruit le sens de ce nom.

Shlomoh : Le célèbre Roi Salomon en français. Ce nom hébreu est tiré de shalom (= paix, plénitude, soumission) et signifie "pacifié". Il a été transcrit en grec avec un S sifflant : Salomonus, car la chuintante Sh n’existe pas en grec (et ni en français où il faut les deux lettres CH pour la transcrire). Cependant la chuintante Sh existe en arabe. Deux explications sont alors possibles : soit le rédacteur du Coran a entendu le nom de Salomon de la bouche d’un prêtre chrétien grécisant et non directement de celle d’un rabbin hébraïsant. Il l’a alors transcrit phonétiquement سُلَيْمَانَSoulaymân ; soit cela est dû à l’absence de points diacritiques dans les premiers manuscrits du Coran, absence qui a induit en erreur les scribes ultérieurs du Coran qui ont transcrit le sh chuintant ش par un s sifflant س . La présence en arabe du N final dans Soulaymân, fait pencher pour la première possibilité.

Iyob : Le nom du "pauvre Job" signifie "ennemi", "adversaire" en hébreu. Si la transcription de ce nom dans le Coran respecte la forme de sa racine consonantique hébraïque originelle, la vocalisation coranique laisse à désirer أَيُّوبَ Ayoub. Au point où aucun arabisant ne peut faire le rapprochement entre Job et son "ennemi-adversaire" le fameux Satan qui le fit tant souffrir.

Yowsef : Le nom de Joseph, un des douze fils de Jacob-Israël, signifie en hébreu : il ajoutera. Le Coran le transcrit de manière assez fidèle (nonobstant quelques variantes de vocalisation) يُوسُفَ = Yuwsuf. Mais il est placé de manière saugrenue après David et Salomon, alors que Joseph a vécu – selon la Bible – au moins dix générations auparavant ! Ce positionnement généalogique "anti-chronique" n'est pas le premier ni le dernier dans le Coran.
Mosheh: Ce nom hébreu de Moïse vient de la racine verbale MShH qui signifie “tirer”, "mener" etc... Le Coran ignore cette étymologie de "meneur" et "d'éclaireur" du nom de Moïse, alors qu'il y est le nom le plus mentionné. Il transcrit Mosheh par Muwsa, qui ne veut rien dire en arabe. De plus, les scribes ultérieurs ont fait une erreur de notation diacritique de ce nom pour distinguer le Sh ش du S س, erreur sans doute due à l’absence des points diacritiques dans les premiers manuscrits du Coran. Là encore la vocalisation des consonnes laisse à désirer, car le Coran ajoute un W مُوسَى donc Muwsa qui n'existe pas en hébreu. C'est donc que le rédacteur du Coran a transcrit le nom de Moïse selon sa prononciation orale défectueuse par des rabbins contemporains. En fait, il ne l'a jamais lu tel qu'il est écrit en hébreu !

Aharown: Il s'agit de Aharon (ou Aaron, en transcription française usuelle) le frère aîné de Moïse et figure mythique du Grand Cohen ("Pontife") de la Sortie d'Egypte. Le Coran omet la lettre alef et le transcritهَارُونَ = haruwn car son rédacteur ne comprend pas la morphologie hébraïque du nom de Aharon où le ’on’ final est un diminutif. Ce nom est en fait une variante de Ahalown (qui signifiait au départ "petite tente", donc la “tente d’assignation”) car dans la prononciation égyptienne de ce titre honorifique, le L hébreu se transforme en R. Evidemment, le rédacteur du Coran ne s'embarrasse pas de subtilités étymologiques dont il n'a aucune notion et transcrit ce nom comme il a cru l'entendre.

Zekharyah: De quel Zacharie s'agit-il ? S'il s'agit du prophète Zacharie, sa position dans la liste des 18 noms est une absurdité chronologique. Mais si c'est Zacharie, le père de Jean-Baptiste, il est normal qu'il soit placé avant son fils. Quoi qu'il en soit, la transcription de ce nom hébreu est plus que problématique. En effet, Zekharyah est composé de la racine verbale hébraïque ZKR (se rappeler, se souvenir) et du théophore Yah (contraction de Yahweh). De nouveau, le rédacteur du Coran ignore tout de la composition de ce nom qui tel qu'il y est transcrit زَكَرِيَّا = Zakaryân n'a aucun sens en arabe !
Yowhanan : Il n'y a aucune explication plausible au fait que le rédacteur du Coran ait changé le nom de Jean (Baptiste) - qui en hébreu est un théophore (yow hanan) et qui signifie "Dieu a pris en miséricorde"-, en َيَحْيَى = yahya. tel qu'il apparaît dans le Coran. Ce nom Yahya signifie en arabe "il vivra" ou "il sera vivifié". Est-ce sous l'influence d'une secte baptiste qui prétendait que ce n'est pas Jésus qui a ressuscité après sa crucifixion, mais Jean après sa décapitation ? Nul ne peut le savoir. Parfois une grosse bourde du Coran revêt un voile de mystère qui lui octroie un halo énigmatique prestigieux !

'Essaw : C'est le sobriquet que les rabbins ont octroyé à Yeshou'a (Jésus) en l'appelant de manière méprisante et péjorative par le nom de Esaü, le frère-ennemi, haï de Jacob, dont le nom en hébreu signifie "le façonné". Le rédacteur du Coran n'a pas compris le sens de ce sobriquet "codé" et l'a pris au pied de la lettre. C'est pourquoi il confond Esaü et Jésus (1400 ans d’écart entre eux !) et le transcrit عيسى = 'Issa qui ressemble au son de 'Essaw-Esaü. Or 'Issa ne veut rien dire en arabe. C'est une transcription qui se veut fidèle au sobriquet "codé" octroyé par les rabbins talmudiques, preuve indubitable de leur influence sur le rédacteur du Coran. Il est à signaler que les arabophones chrétiens écrivent correctement (يسوع. = Yessoua') le nom de Jésus en hébreu : Yeshou'a (excepté l'absence de points diacritiques sur le Sh chuintant).
Mais quelle est la raison de ce sobriquet rabbinique "codé", octroyé à Jésus ? Il faut savoir qu'Esaü était, selon la Bible, l'ancêtre-patriarche des Edomites, une peuplade hébreue ennemie des Israélites. "Edomites" vient de la racine hébraïque ADM qui signifie "Terre rougeâtre". Or Esaü était, selon la Bible, un "rouquin". Et d'autre part, la couleur emblématique des cohortes et légions romaines, était le pourpre, donc de couleur rouge.
Quel lien ethnique ou autre y a- t-il donc entre Esaü et Rome ? Aucun !
Mais depuis que l'Empire romain, au IVème siècle après J.-C, avait adopté la foi chrétienne comme "religion d'Etat", les rabbins avaient pris l'habitude de dire "Edom" ("La rouge") lorsqu'ils parlaient entre eux de Rome, en termes voilés ou "codés". Et cela pour déjouer la censure romaine, désormais chrétienne.
Et Jésus, le fondateur du christianisme, fut affublé du nom de Esaü, le patriarche rouquin des Edomites ("les rouges") comme symbolisant la Rome chrétienne, "rouge de sang juif" d'après les rabbins. (Voir aussi notre article 'Le nom Israël de la confédération israélite').
Le rédacteur du Coran ne pouvait comprendre le fin-fond des méandres de cette dialectique codée et de cette sémantique contournée, si particulières aux rabbins. Il a donc, dans sa propre langue, transcrit Jésus- Yeshou'a, en Esaü-'Issa.

Elyah : Elyah n'est autre que Elie en français, le prophète irascible que certains crurent entendre être évoqué par Jésus sur la croix. Or en réalité, Jésus appelait Dieu à son aide dans son célèbre cri d'angoisse "Eli, Eli, lamma sabaktani " qui signifie "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné". (Voir notre article 'Jésus parlait et enseignait en araméen') Le nom du prophète Elie vient en effet du nom hébreu théophore "El Yah" ("Mon Dieu est Yah", contraction de Yahweh).
Le rédacteur du Coran le transcrit إِلْيَاسَ à la manière grecque ilyâs prononcée par un prêtre grécophone. Preuve tangible de l’influence d’un prêtre chrétien grécophone sur le rédacteur du Coran.

Yshma’-El : Le nom d'Ismaël, tel qu'il est transcrit dans le Coran, réunit à lui seul toutes les erreurs possibles. Pourtant Ismaël est censé être "l'ancêtre des arabes". Il est donc pour le moins surprenant que le Coran ne sache pas l'écrire correctement.
En fait, c'est un nom théophore hébreu à l'origine (ישמעאל) qui signifie « Dieu entendra ». Mais le Coran l'écrit de manière fantaisiste إِسْمَاعِيلَ = Ismâ’yl. Cette transcription est dépourvue de toute signification en arabe puisque "entendra" se dit yesma' avec la lettre gutturale 'ain et non ismâ avec un alif.
De plus, et à part la confusion Sh et S, le Coran ne sait pas non plus distinguer la consonne Y hébraïque de la lettre Alef, et celle-ci de la consonne gutturale ‘Ain qu’il place au mauvais endroit.
Enfin, “Dieu” se dit en arabe Allah ou à la rigueur Ilaha et non Il ou El comme en hébreu. Et de toute manière, il aurait fallu écrire Ismaël en arabe de la manière suivante : إِسْمَعِ ئِيلَ et non pas إِسْمَاعِيلَ.
A part ces considérations linguistiques, la place d'Yshma'-El- Ismaël dans ce verset est pour le moins fantaisiste ! Le Coran met Ismaël parmi les figures bibliques les plus tardives alors que d'un point de vue chronologique, il est en tant que fils d'Abraham, de la génération d'Isaac. Pourquoi diable le Coran ne l'a- t-il pas mentionné plus tôt ? Comment après cela apporter crédit à l'assertion qu’Ismaël est "l’ancêtre des arabes" ?!
En fait, cette assertion vient des rabbins qui ont systématiquement associé toute peuplade nomade et qui vit de rapines et d'attaques de caravanes, à la figure controversée et violente de Ismaël fils d'Abraham dans la Bible. Or Ismaël n'est autre que le nom théophore de la tribu israélite nomadisante de Shim'on (Simon en français). C'est dans un but de prosélytisme monothéiste, que les rabbins ont fait croire aux habitants du Hedjaz et de la Mecque que Ismaël était "leur ancêtre", alors que ces derniers n'en avaient jamais entendu parler auparavant !

Elysha': Elisée - c'est ainsi que ce nom hébreu est transcrit en français -, était le disciple de Elie. Son nom théophore signifie : "Dieu sauve". Or le verbe Ysha' qui compose ce nom est de la même racine que le nom de Jésus en hébreu (Yeshou'a). Le rédacteur du Coran le transcrit d'ailleurs avec les mêmes consonnes الْيَسَعَ = Elyassa' , et cela bien qu'il réitère des erreurs de vocalisation et de notation diacritique comme le S au lieu du Sh.
Est-ce que ce nom dont la racine hébraïque est semblable au nom de Jésus, a pu faire croire au rédacteur du Coran qu'il s'agissait de Jésus fils de Miryam, en dépit du fossé de près de mille ans qui le séparait de Elisée ?! Rien n'est impossible dans l'approche non-historique du rédacteur du Coran qui mêle les époques et les grands personnages bibliques.

Yonah – Youwnous : Ce nom – transcrit Jonas en français - vient de l'hébreu "yonah" (יונה) qui signifie "pigeon", "colombe", "tourterelle". Or il n'est pas transcrit dans le Coran à partir de l'originel hébreu Yonah, mais en se calquant sur sa forme grecque, friande de terminaisons en S : Yonas, donc يُونُسَ (youwnous).
Mais pourquoi diable l'Ange Gabriel a- t-il 'révélé' le Coran à Muhammad en privilégiant la transcription grécisée d'un nom hébreu, alors que l'arabe est beaucoup plus proche de l'hébreu que du grec et qu'il n'y avait en arabe aucune difficulté à l'écrire tel quel, soit : yuwnah ?
D'autant plus que la transcription fantaisiste de ce nom dans le Coran, d'après sa prononciation grecque "Yonas", ne veut rien dire en arabe. C'est une nouvelle preuve de l’influence d’un prêtre chrétien grécisant sur Muhammad ou sur son ou ses scribes !
Force nous est donc de constater que cette fois encore, ce fut non pas un rabbin hébraïsant, mais un prêtre grécisant qui ait enseigné à Muhammad le récit biblique de "Jonas dans le ventre du cétacé", avec tout son symbolisme christique de la résurrection après trois jours (Voir Evangile de Matthieu. 12, 38-42, sur le Signe de Jonas et son Kérygme).
Lot : Il s'agit du fameux neveu d'Abraham, le Loth de Sodome et Gomorrhe. Alors qu'en hébreu ce mot signifie "couvert", "voilé", il a pris en arabe coranique le sens de "pédéraste". Sa transcription erronée et fantaisiste لُوطًا = Lawtah avec un suffixe féminin en est-elle la cause ? Où est-ce l'évocation de l'épisode de Sodome qui a indirectement marqué Loth du “fer rouge" de l'infamie homosexuelle ? Quoiqu'il en soit Loth est de la même génération d'Abraham. Il est donc aberrant et absurde - d’un point de vue chronologique - qu’il soit placé en fin de liste !

A part cette liste de 18 noms, il y a d'autres noms dans diverses sourates, transcrits de manière non moins farfelue. Comme celui de Miryam (et non Myriam comme il est transcrit usuellement en français). Dans le Coran, Miryam la soeur de Aharon et Moïse est vocalisée Maryam, mais là n'est pas le problème. Le vrai problème est que le Coran la confond avec la Miryam, mère de Jésus (!). Pour quelle raison biscornue ?
La réponse est à la fois simple et complexe : Une tradition rabbinique ésotérique faisait de Miryam, la sœur de Moïse, la mère de Josué le fidèle disciple et continuateur de Moïse. Or Josué et Jésus en hébreu s'écrivent et se prononcent indistinctement. C'est en fait le même nom !
Il se peut donc que le rédacteur du Coran ait confondu les deux Miryam à cause de cette homonymie-synonymie entre Josué et Jésus, perçue de la bouche de son mentor-rabbin.

Mais la transcription de nom la plus "baroque", est celle du roi Saül (Voir versets 247 et 249 de la Sourate 2).

Dans ces deux versets, le Coran revient sur le récit de la Bible relatant l'adoubement du roi Saül (en hébreu Shaoul, qui signifie "être demandé") par le prophète Samuel. Mais si le Coran ne mentionne pas nommément Samuel, il appelle Saül par le nom bizarre de "Talout".
Pourquoi Talout au lieu de Shaoul ?
La réponse se trouve dans la Bible : Saül y est décrit comme un homme de taille haute - "de son épaule et au-dessus, plus haut que tout le peuple". (Voir Samuel I, 9, 2). Or Talout signifie en arabe, "haut" de taille.
Le rédacteur du Coran a donc entendu son mentor-rabbin lui mentionner la haute stature de Saül, et ce qui n'était qu'une description du rabbin est devenue dans le Coran le nom propre de Saül !

Un autre nom biblique à relever dans le Coran, est celui du scribe Esdras ('Ezra, en hébreu tardif influencé par l'araméen, et qui signifie "aide"). Le Coran le transcrit 'Uzaÿr. Ce mot ne signifie rien en arabe. Et pourtant, chose aussi bien ahurissante qu'insensée, le Coran accuse les juifs d'en avoir fait un Dieu ! Cette calomnie ne peut s'expliquer que par l'ignorance totale du rédacteur du Coran concernant la théologie biblique. On a la douloureuse impression de lire un cancre devenu un voyou et qui ferait la leçon à son ancien maître d'école, pour se venger des mauvaises notes que ce dernier lui a attribué !

Tout cela ne peut que nous pousser à la conclusion suivante :
La transcription arabe coranique des noms hébreux bibliques est entièrement à refaire. D'autant plus que la langue arabe est proche de l’hébreu et elle n’a donc pas l’excuse des langues latines qui ne possèdent pas les lettres gutturales ou emphatiques de l’alphabet hébraïque.
En attendant, force nous est de constater que le Coran (prétendument 'divin' alors qu'il n'est que trop humain) est une compilation déficiente et une mise à l’écrit défaillante d’un enseignement oral reçu de la bouche de rabbins judaïques hébréophones et de prêtres grécophones d'une secte chrétienne (ou judéo-chrétienne) dissidente.
Cet enseignement (qui a été déformé du fait de la transmission par voie orale), n’a pas été compris, la plupart du temps, par le rédacteur du Coran (que ce soit Muhammad lui-même ou son\ses scribes).

David A. Belhassen

19 коммент.:

  1. J'aborde votre article progressivement. Pouvez-vous nous dire en quoi Dawid signifie "Amant" en hébreu svp ?

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    1. C'est parce que tout simplement la racine DWD signifie "aimer", "désirer". Comme pa exemple dans le Cantique des cantiques : "ani le dowdi et dowdi li" qui signifie " Je suis à mon amant et mon amant est à moi".

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  2. Je continue, vous évoquez également la prononciation égyptienne du titre honorifique de Aharown / Ahalown. Pourriez-vous nous en dire plus si ce n'est pas trop long ?

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    1. Le L en égyptien ancien n'existait pas et était prononcé comme un R. Ainsi, Israël était prononcé Israër. De meême Ahalon fut prononcé Aharon et c'est cette prononciation relayé par les descendants des disciples d'Akhenaton qui fut reprise dans la Bible. Voir à ce sujet, l'analyse étymologique de Mikhaël Homman.

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  3. Bonsoir David Belhassen,
    je vous félicite pour votre blog et vos nombreux articles passionnants. Un travail remarquable et inédit. Belle idée que d'interroger les religions monothéistes par le biais de l'étymologie et la philologie. Vous avez tout mon encouragement.
    J'ai une question importante à vous poser : la meilleure façon de rendre hommage à votre travail n'est-il pas d'en confirmer l'exactitude ? En cela, avez-vous eu l'occasion de confronter vos découvertes (la mauvaise transcription des noms des prophètes en arabe) à des rabbins, à des imams, eux-mêmes spécialistes de l'hébreu et de l'arabe ? Si oui, qu'ont-ils répondu ?
    Je souhaite votre réussite et propager vos découvertes. Mais, étant perfectionniste, je me dois aussi de vous signaler certaines erreurs à propos de vos articles sur le coran. Par exemple, les versets (11.71) où allah annonce la naissance simultanée d'Isaac et Jacob. Ce que vous dénoncez comme un amalgame erroné, puisque Jacob n'est pas le frère d'Isaac. J'ai vérifié sur internet, la réponse des musulmans, et moi-même une traduction de l'arabe, et j'ai pu constater que les versets faisaient bien la distinction : "la naissance d'Isaac, puis d'Isaac, Jacob". C'est-à-dire sa descendance.
    J'aimerai pouvoir discuter plus longuement avec vous, et essayer de rendre vos arguments irréfutables, par nos connaissances mutuelles.
    Merci pour votre réponse.
    Avec tout mon respect et mon amitié.
    Jean-François

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    1. * : je voulais parler notamment de votre exemple éloquent de 'Essaw/'Issa "le roux" (Edomites/Chrétiens). Les rabbins actuels confirment-ils que les rabbins arabes du Vè et VIè siècles utilisaient ce langage codé ? Et que donc Mahomet aurait été berné sans s'en rendre compte et aurait récupéré le "prénom moqueur" sans le comprendre ?

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    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    3. Bonsoir Jean-François. j'ai plusieurs fois demandé à confronter mes recherches étymologiques avec des rabbins et des imams, mais aussi bien les uns que les autres refusent catégoriquement de discuter avec "un athée hérétique".
      Concernant Isaac et Jacob, je n'ai pas affirmé que le Coran considérait Isaac comme le frère de Jacob. J'ai dit que la liste des noms mentionnés dans les versets que j'ai cité pêchait par un désordre chronologique incroyable.
      Quant au verset 11, 71 que vous aviez évoqué, c'est justement ce verset qui peut faire conclure que le Coran croit que Isaac est le frère aîné de Jacob. Car il parle d'une annonce faite à Sarah. or dans la Bible, il n'a jamais été annoncé à Sarah la naissance de Jacob à la prochaine génération. Seulement la naissance d'Issac de sa propre matrice. Le terme "annonce" est ici crucial. Quant au terme "après Isaac" dans le verset 11, 71 du Coran, il peut signifier que Jacob est le frère cadet de Isaac, et non pas obligatoirement son père.
      Donc le "flou artistique" qu'entretient le Coran (et dans lequel il baigne tout au long de ses 114 versets) concernant la filiation chronologique - comparé à la précision chronologique et de filiation de la Bible (et des Evangiles !)-, révèle tout de la confusion et le manque de connaissances précises.

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  4. Rebonsoir Jean-François. Suite à une mauvaise manipulation de clavier, ma réponse concernant Esaü ('Issaw-'Issa) a été supprimée. Je vous la recopie ici.

    Tous les rabbins depuis l'époque talmudique du IVème-Vème siècle (et aucun rabbin et où qu'il se trouve n'était censé ignorer le langage codé du Talmud et des ses "midrashim"), savaient que Esaü représentait la chrétienté, donc Jésus.
    Ce symbolisme d'Esaü le roux = Jésus le chrétien, était (et l'est jusqu'aujourd'hui) un des "fleurons" du judaïsme rabbinique. Pourquoi en était-il autrement au Hedjaz ?
    Ce n'est pas que Muhammad ait été berné par son menton-rabbin, mais tout simplement qu'il n'a pas compris ce langage codé, compréhensible seulement à qui connait à la fois la Bible, le Talmud, les midrashim, et les jeux-de-mots en hébreu sur le sujet (Esaü est friand de lentilles rouges, il est rouquin, son pays se nomme Edom = rouge, etc... etc...)

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  5. Bonsoir David,
    je vous remercie pour votre réponse rapide. C'est sûrement mon parcours universitaire qui m'incite, lorsqu'une démonstration (la vôtre) m'interpelle, à constamment vouloir vérifier les sources, ainsi que les réactions des contradicteurs. Dommage donc que les rabbins et les imams ne veulent pas débattre avec vous. Surtout que vous questionnez la religion à travers un prisme nouveau, passionnant. Il ne s'agit pas d'interprétations des aspects d'un dogme, ici l'étymologie est concrète. Je pense à un musulman particulièrement suivi en France, Karim al Hanifi, qui est très compétent (pour comparer les 3 religions monothéistes) et qui aime les défis (puisqu'il veut prouver qu'il détient la vérité). Il avait d'ailleurs voulu débattre avec Samy Aldeeb, ce qui hélas ne s'est pas fait. Qu'en pensez-vous ? Seriez-vous intéressé ? Je crois qu'il accepte aussi le débat par vidéo-conférence. Ce serait un bon moyen de diffuser vos savants travaux à un plus large public.
    Amicalement.
    Jean-François

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    1. Bonsoir Jean-François. je serai ravi de débattre avec Karim el Hanafi.

      Bien à vous.

      David

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  6. J'ai tellement de questions à vous poser ! Deux questions, si vous le voulez bien ? Commençons par Moïse et l'exode des Juifs. Vous dites dans l'un de vos articles que leur esclavage en Egypte n'a jamais existé. Je trouve cela surprenant car, par exemple, les Apirou n'étaient-ils pas exploités dans ce pays de -2000 à -1200 ? Quels sont vos arguments et vos sources afin que je comprenne vos déclaration ?
    Ma deuxième question concerne les fameuses 10 plaies d'Egypte. J'ai trouvé une thèse qui expliquerait ces phénomènes, de façon naturelle et successive (par effet domino), causés par la gigantesque éruption volcanique minoenne du mont Santorin vers -1600 (ce qui est assez proche de l'époque où se serait déroulé l'épisode biblique de l'exode de Moïse et des Juifs). Les dégâts se seraient propagées jusqu'en Egypte. L'idée est séduisante, crédible, aurait effectivement bien pu inspirer des récits sur une punition divine (comme dans la Bible) qui se seraient transmis de génération en génération (pensons aussi aux dégâts psychologiques d'un pareil cas, propageant la frayeur et un renouveau de la ferveur religieuse (en expiation des péchés qui auraient conduit à ce désastre, idem pour Sodome, Pompéi, etc) parmi les peuples concernés. Mais hormis la Bible, je ne trouve aucun récit, aucun témoignage, ni de mythes qui aient repris cet épisode cataclysmique historique inédit. Que pensez-vous de tout cela ?
    Merci
    Jean-François

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    1. Rebonsoir Jean-François.
      1. Les Hébreux-'Apirou représentés sur des stèles égyptiennes n'étaient nullement une population étrangère civile (hommes, femmes, enfants, vieillards) qui, selon la Bible, vivait en Egypte depuis des siècles, avant d'être subitement "esclavagisés" par un pharaon versatile. Mais des soldats guerriers qui ont combattu et guerroyé et fait des escarmouches contre des troupes égyptiennes s'aventurant dans le Sinaï et plus profondément dans le Negev et le littoral cananéen.
      Certains de ces guerriers Hébreux-'Apirou furent capturés par les troupes égyptiennes et mis à la corvée comme "punition" destinée à des prisonniers de guerre. Aucun rapport avec le pseudo "esclavage d'Egypte".
      2. Même si cette thèse de cataclysme naturel s'avérait exacte et qu'elle ait vraiment frappée l'Egypte, cela n'a aucun rapport avec le récit biblique qui nous parle de "punitions divines" ciblant une partie de la population et pas l'autre, un habitant d'une maison mais pas son voisin de palier. je ne savais pas que les tsunamis commettaient une telle "discrimination" entre habitants d'une contrée selon leur appartenance ethnique !
      Il faut se méfier de ce genre de "thèses" tendancieuses, répandues ces derniers temps par des croyants évangélistes (américains pour la plupart) bourrés de fric et qui sont capables de soudoyer des "historiens" pour la "bonne cause".

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  7. Bonjour David,
    à propos de ma 2ème question, je n'ai pas été clair, il s'agit d'une découverte faite par un archéologue athée (je vous enverrai son nom), dont l'objectif est visiblement de démontrer que les 10 plaies d'Egypte dont parle la Bible ont été repris d'après un cataclysme originaire du mont Santorin. L'archéologue explique que la gigantesque éruption volcanique a eu des répercussions jusqu'en Egypte, en provoquant une succession de désastres qui ressemblent aux 10 plaies d'Egypte. Il explique ainsi comment le Nil a pu devenir "rouge sang" (des algues). Les insectes, grenouilles auraient provoquer une famine et une épidémie entraînant maladies et dévastation des plus démunis, c'est-à-dire les enfants, premiers-nés. C'est pour cela que je parle d'effet domino. Je voulais dire que cet épisode biblique aurait récupéré des événements réels naturels d'une époque proche, pour le romancer et lui donner une explication divine en inventant/justifiant une redoutable punition faite aux Egyptiens et leur pharaon tyrannique. Ainsi la Science explique l'invention religieuse...
    Jean-François

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    1. Bonjour Jean-François. Je ne me signe pas avec l'eau de ce bénitier, même s'il se présente "athée".
      C'est une propension maladive, une sorte de déformation professionnelle chez certains archéologues et scientifiques, d'aller chercher des "preuves" physiques aux récits de "miracles" des textes bibliques.
      Une fois c'est "l'Arche de Noé", une autre fois le "Déluge", une autre "La suspension du soleil" par Josué, une autre la "naissance virginale de Jésus", ou la "Multiplication des pains" etc... etc...
      Il y a toujours eu des catacysmes qu'on pourra toujours faire "coller" à n'importe quelle fable.
      Dans 1000 ans, quelqu'un trouvera une cause à effet entre le nuage de Tchernobyl et l'islamisation de la France, ou entre le Tsunami au Japon et la montée au pouvoir de Macron (les deux se terminent par -on).Il suffit d'avoir de l'imagination et de "forcer" un peu le texte ou le cataclysme pour adapter sa serrure à la clé. Comme dans le sketch de Fernand Raynaud sur le couturier "génial".
      C'est ridicule n'est-ce-pas, mais c'est bien ce que fait cette thèse.
      Si ce cataclysme a été l'arrière-fond du récit biblique, comment expliquer que les bébés hébreux furent "épargnés" ? Et comment expliquer que pour les deux premières "plaies", les magiciens égyptiens parviennent à les annihiler, etc... etc...
      Bref, des fables infantiles que des adultes prennent au sérieux parce qu'elles ont reçu le prestige de la Bible.

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  8. Bonjour David,
    d'accord avec vous, c'était un peu hors-sujet avec votre domaine mais je voulais savoir ce que vous en pensiez. Pour information, l'article provient du magazine Science & vie de février 2018, "La géophysique élucide les 10 plaies d'Egypte" , par Gilles Lericolais (directeur des affaires européennes de l'Ifremer) et Siro Trevisanato (docteur en biologie moléculaire).
    Ma question du jour : vous aviez annoncé l'écriture d'un livre "La torah de Mahomet", qui doit rassembler tous vos travaux d'étymologie arabe/hébreu de votre blog. Je serai très intéressé pour le lire. Qu'en est-il aujourd'hui ? Avez-vous une date de publication ?
    Merci
    Jean-François

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    1. Bonsoir Jean-François. Je connais assez bien ce magazine assez sérieux dans l'ensemble. Néanmoins il a des impératifs de vulgarisation et de "titres à sensation" pour mieux se vendre dans les kiosques, confronté à la concurrence qui ne manque pas dans le genre. Cee qui peut expliquer quelques "entorses" dans la rigueur scientifique et quelques accomodités en faveur du gagne-pain.
      Pour ce qui est de mon ouvrage "La Torah de Mahomet", je fais mon mea-culpa, je l'ai délaissé ces derniers temps à la fois parce que je me "dévergonde" à faire plusieurs choses à la fois, y compris fonder un nouveau parti en Israël pour promouvoir l'idée d'un Etat fédéral réunifié, laïque et démocratique, répondant au nom de "République hébreue-cananéenne de Qedem" (Le Levant) afin de contrer l'insanité du slogan factice "Deux Etats pour deux peuples".
      Et ces activités me prennent tout mon temps, d'autant plus que j'ai eu des problèmes de santé à traiter.

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  9. Je viens de voir votre vidéo "L' anti-monothéisme abrahamique : la bataille du XXIème siècle !" et je suis tout à fait d'accord avec vous. C'est pourquoi il serait important de rassembler toutes les preuves qui montrent le caractère fictif et mensonger du personnage central qu'est Abraham. De cette façon, les trois religions monothéistes n'auraient plus aucune crédibilité et s'effondreraient.
    Cependant, au cours des quelques recherches que j'ai effectuées à ce sujet, je me suis aperçu qu'il y avait finalement peu de preuves (les anachronismes des "chameaux" et des "Araméens"). Votre travail étymologique vient rajouter une solide pierre à l'édifice.
    Je me dois pourtant d'essayer de vous contredire, ceci étant la meilleure façon de renforcer vos arguments. J'ai lu dans un ouvrage, accessible dans la plupart des bibliothèques, "L'atlas des Hébreux" de Richard LEBREAU ("La Bible face à l'Histoire de -1200 à -135") que l'exode d'Abraham d'Ur à Canaan ressemblait à celle des tribus nomades Amorites en -1950. L'auteur explique que sur le trajet, à la ville d'Ebla, des prénoms existaient : Aba-rama ou Abi-rami. Idem pour les frères du patriarche, Nahor et Harân (l'auteur raconte que les membres de la famille d'Abraham ont continué d'y vivre (à Harân) après l'émigration d'Abraham vers Canaan). D'où ma question : ces prénoms ne sont-ils pas une preuve sérieuse qui démontre l'existence, la présence, l'influence, de l'Abraham biblique à cet endroit et à la même époque que le récit biblique ?
    D'autre part, l'auteur évoque les racines 'IBRIM ("Hébreux errants" comme dans Exode 1.2 et Jonas 1.9 ?) et 'BR (au sens de "traverser" sous-entendu l'Euphrate). Quelle est votre analyse à ce sujet ?
    Tous ces détails, dont l'archéologie moderne a démontré l'existence, prouvent plutôt (une grande probabilité) que le patriarche Abraham aurait bien pu exister, comme le décrit la Bible. Cela me fait donc douter sur votre analyse et votre affirmation qu'il s'agit d'un mythe. Je ne sais plus quoi en penser.
    Amicalement
    Jean-François

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    1. Bonsoir Jean-François. Si vous saviez l'hébreu, comme il m'aurait été plus facile de vous expliquer tout cela par l'étymologie.
      Et en dépit de votre non-connaissance de l'hébreu, je vous envois une vidéo en hébreu qui prouve en long et en large que le personnage biblique d'Abraham n'a jamais existé.
      Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=Dk9zJdbTQis&lc=z22lfpvhiti4ehdm1acdp431luj5glvvuxyh2k41f55w03c010c.1539473665083514&featur
      Envoyez-le si c'est possible à Mr Richard Lebreau. j'imagine qu'il comprenne l'hébreu puisqu'il se targue de comprendre les noms propres et les mots communs évoqués.
      Mais pour répondre brièvement :
      1. Il n'y a jamais de tribus nomades Amorites venus d'est vers l'ouest. C'est une vue de l'esprit de "l'orientalisme exotique" européen hérité du XIXème siècle. Cette "orientation" d'établissement de ces populations contredit toutes les langues de cette région, où le sens d'orientation est d'ouest en est.
      2. Les noms "Aba-rama ou Abi-rami sont aussi répandus que "Martin" chez vous. Ils signifient "Père-Grand" donc Grand-Père. Et toute famille a un "Grand-Père".
      3.'Ibrim a pour racine 'A-B-R et celle-ci n'a aucun rapport avec "errance" et encore moins "traverser l'Euphrate" comme la Bible judaïque exilique veut nous le faire croire dans un but de propagande monothéiste.
      L'étymologie de cette racine révèle une acception de "versants montagneux", de "hautes-terres", de "cols" (donc de "passeurs de cols", en italien et en espagnol, "passo" c'est un col), de "passe montagneuse".
      Cette racine 'ABR (de laquelle est tirée le terme Hébreux) et désignant la topographie de "hautes terres", fait pendant à la racine 'KNA', qui signifie "basses-terres", "littoral", et c'est de cette racine qu'est tiré le nom des Kananéens (Cananéens en translittération française) et qui signifie "littoraux", "habitants de la bande côtière".
      C'est deux désignations topographiques réfètent de façon précise la géographie d'Israël, avec sa bande côtière et son "arrière-pays" montagneux et rocailleux, parsemés de grottes comme un fromage de gruyère.
      C'est d'ailleurs pour cela que les Egyptiens leur ont octroyé - par une sorte de jeux de mots ou calembours -, "Apirou"qui signifie "poussiéreux". car leurs d'escarmouches contre les troupes égyptiennes qui s'aventuraient au Pays des Hébreux, ceux-ci sortaient, poussiéreux, de leurs grottes pour fondre sur les troupes égyptiennes dans des escarmouches de "résistants" face à l'hégémonie égyptienne et leurs forces d'occupation.
      Voilà très succintement.
      Mais il y a tant à dire qu'il faudrait un ouvrage entier. Ce qui dépasse le cadre des réponses aux commentaires de ce blog.

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