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Ce que révèle la transcription des noms propres bibliques dans le Coran


Les versets 83-86 de la sourate VI nous donne une liste de 18 noms propres bibliques d'origine hébraïque.
Cette liste est essentielle pour comprendre pourquoi le Coran est un lamentable (et défectueux) plagiat.
Il est bon auparavant de rappeler qu'en hébreu biblique, tous les noms propres - sans exception !- ne sont pas arbitraires. Ils ont une signification. Un nom propre possède même souvent une acception inhérente à la personnalité de celui qui le porte. Toute erreur même la plus bégnine dans l'orthographie de ce nom est donc une atteinte à son sens. C'est pourquoi la transcription de ces noms hébreux dans la langue arabe du Coran – d'autant plus que celle-ci est proche de l'hébreu – doit être parfaite et sans défaut.
Or elle y est défectueuse, incorrecte, bizarre, fantaisiste, saugrenue, incohérente à la fois dans la vocalisation et la notation des points diacritiques, et -ce qui est beaucoup plus grave-, dans le squelette consonantique de ces noms. Ce qui laisse planer de sérieux doutes quant au niveau de lettrisme et d'érudition du rédacteur du Coran (qu'il soit Muhammad ou son\ses scribes).

Ces graves lacunes prouvent que le rédacteur du Coran a couché à l’écrit ce qu’il a cru entendre de la part de rabbins et de prêtres, mais en fin de compte n’a jamais vraiment compris ce qui lui était transmis ou enseigné. Pire ! Le désordre et l'anachronisme qui accompagnent systématiquement cette liste de noms propres hébreux trahit à la fois une méconnaissance de la langue hébraïque ainsi qu'un profond trouble de la pensée. Une sorte de télescopage qui prouve que le rédacteur du Coran n'a jamais lu la Bible par lui-même, et encore moins dans sa langue hébraïque originelle !
Voici les versets en question et leur traduction mot à mot :
{83} وَتِلْكَ حُجَّتُنَا آتَيْنَاهَا إِبْرَاهِيمَ عَلَى قَوْمِهِ نَرْفَعُ دَرَجَاتٍ مَنْ نَشَاءُ إِنَّ رَبَّكَ حَكِيمٌ عَلِيمٌ

et tel est l’argument que nous donnâmes à abraham sur sa communauté nous élevons en degré qui nous voulons ton majeur est sage savant
{84} وَوَهَبْنَا لَهُ إِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ كُلًّا هَدَيْنَا وَنُوحًا هَدَيْنَا مِنْ قَبْلُ وَمِنْ ذُرِّيَّتِهِ دَاوُدَ وَسُلَيْمَانَ وَأَيُّوبَ وَيُوسُفَ وَمُوسَى وَهَارُونَ وَكَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِين

et nous lui avons accordé isaac et jacob tous nous avons guidé et noé nous avons guidé auparavant et de sa génération david et salomon et job et joseph et moïse et aharon et c'est ainsi que nous récompensons les excellents

{85} وَزَكَرِيَّا وَيَحْيَى وَعِيسَى وَإِلْيَاسَ كُلٌّ مِنَ الصَّالِحِينَ

et zacharie et yahyah et jésus et élie tous parmi les réussis

{86} وَإِسْمَاعِيلَ وَالْيَسَعَ وَيُونُسَ وَلُوطًا وَكُلًّا فَضَّلْنَا عَلَى الْعَالَمِين

et ismaël et élisée et jonas et loth et chacun d'eux que nous avons favorisé au-dessus des mondes

Abraham : le Coran ignore la généalogie de ce nom, à l'origine composé. En effet, le nom originel hébreu est Abram (ABRM), mot composé de Ab = Père, et Rm = Elevé, donc Abram = « Père Elevé ». Selon le livre de la Genèse, c'est à la suite d'une "Alliance avec Yahweh", qu'Abram est devenu Abraham. Et transcrit phonétiquement cela donne ABRHM à partir de l'hébreu (אברהם) qui ignore la notation des voyelles. Or le Coran vocalisé transcrit ce nom de quatre manières différentes :
ﺇﺑﺮﺍﻫﺎﻡ donc en phonétique: ibrâhâm
إِبْرَاهِيمَ donc en phonétique: ibrâhiym
ﺇﺑﺮﺍﻫِﻢ donc en phonétique: ibrâhim
ﺇﺑﺮﻫﻢُ donc en phonétique: ibrahum
Cette dernière forme est, d'un point de vue consonantique, la plus fidèle à l'hébreu Abraham, mais elle n'existe que dans de très rares manuscrits.
Dans le Coran commun (celui d'El Azhar), L'écriture la plus courante (54 fois) est la seconde إِبْرَاهِيمَ soit Ibrâhym. Cette forme comporte un alif (â long) qui n'a pas lieu d'être entre le r et le h, et ajoute un y incongru entre le h et le m, comme s'il s'agissait d'un suffixe du pluriel en hébreu : les Abrahams ! Tandis que la troisième forme ibrâhim, sans le y, donc moins erronée que la précédente par rapport à l'hébreu, se trouve 15 fois.
Tout cela nous prouve que le rédacteur du Coran, n'a jamais lu la transcription phonétique en arabe du nom Abraham en hébreu, et l'a uniquement entendu !

Yçhaq : Le Coran le transcrit إِسْحَاقَ : Ishâq. Il note donc la consonne y par un alif et l’emphatique ç par un simple s. Le jeu de mots hébraïque de ce nom (« Il rira », transcrit communément par “Isaac” en français) y a perdu non seulement toute signification dans le Coran, mais aussi toute possibilité pour un arabisant de reconstituer le jeu de mots.

Ya'aqob : Ce nom (en français Jacob, qui a donné Jacques) signifie en hébreu "il talonnera " mais a aussi le sens péjoratif de "sournois" ! Il n'est donc pas très glorieux ! Il est pourtant le seul de la liste qui soit transcrit dans le Coran de manière assez correcteيَعْقُوبَ (Ya'qowb). Cette relative précision dans la transcription de l'hébreu à l'arabe, est d'autant plus curieuse que le surnom de Jacob est Israël et que d'après la Bible il est l'ancêtre des 12 tribus d'Israël, dont Judah l'ancêtre des Juifs, présumés être les ennemis des musulmans. Doublement bizarre ! Muhammad serait-il en fait un judéophile instruit par un rabbin ?

Noah : Le nom du célèbre Noé de la fable mythique du "Déluge" est un substantif tiré de la racine verbale hébraïque NWH qui signifie « se reposer ». Le Coran le transforme en un adjectifنُوحًا Nuwhan, sans aucune explication sur son étymologie et sa signification.

Dawid: Le Roi David est dans la Bible le prototype de l'amant. C'est d'ailleurs la signification de son nom en hébreu. Dans le Coran, un alif est ajouté entre le D et le W دَاوُدَ , ce qui donne Dâwud. Cet ajout malencontreux détruit le sens de ce nom.

Shlomoh : Le célèbre Roi Salomon en français. Ce nom hébreu est tiré de shalom (= paix, plénitude, soumission) et signifie "pacifié". Il a été transcrit en grec avec un S sifflant : Salomonus, car la chuintante Sh n’existe pas en grec (et ni en français où il faut les deux lettres CH pour la transcrire). Cependant la chuintante Sh existe en arabe. Deux explications sont alors possibles : soit le rédacteur du Coran a entendu le nom de Salomon de la bouche d’un prêtre chrétien grécisant et non directement de celle d’un rabbin hébraïsant. Il l’a alors transcrit phonétiquement سُلَيْمَانَSoulaymân ; soit cela est dû à l’absence de points diacritiques dans les premiers manuscrits du Coran, absence qui a induit en erreur les scribes ultérieurs du Coran qui ont transcrit le sh chuintant ش par un s sifflant س . La présence en arabe du N final dans Soulaymân, fait pencher pour la première possibilité.

Iyob : Le nom du "pauvre Job" signifie "ennemi", "adversaire" en hébreu. Si la transcription de ce nom dans le Coran respecte la forme de sa racine consonantique hébraïque originelle, la vocalisation coranique laisse à désirer أَيُّوبَ Ayoub. Au point où aucun arabisant ne peut faire le rapprochement entre Job et son "ennemi-adversaire" le fameux Satan qui le fit tant souffrir.

Yowsef : Le nom de Joseph, un des douze fils de Jacob-Israël, signifie en hébreu : il ajoutera. Le Coran le transcrit de manière assez fidèle (nonobstant quelques variantes de vocalisation) يُوسُفَ = Yuwsuf. Mais il est placé de manière saugrenue après David et Salomon, alors que Joseph a vécu – selon la Bible – au moins dix générations auparavant ! Ce positionnement généalogique "anti-chronique" n'est pas le premier ni le dernier dans le Coran.
Mosheh: Ce nom hébreu de Moïse vient de la racine verbale MShH qui signifie “tirer”, "mener" etc... Le Coran ignore cette étymologie de "meneur" et "d'éclaireur" du nom de Moïse, alors qu'il y est le nom le plus mentionné. Il transcrit Mosheh par Muwsa, qui ne veut rien dire en arabe. De plus, les scribes ultérieurs ont fait une erreur de notation diacritique de ce nom pour distinguer le Sh ش du S س, erreur sans doute due à l’absence des points diacritiques dans les premiers manuscrits du Coran. Là encore la vocalisation des consonnes laisse à désirer, car le Coran ajoute un W مُوسَى donc Muwsa qui n'existe pas en hébreu. C'est donc que le rédacteur du Coran a transcrit le nom de Moïse selon sa prononciation orale défectueuse par des rabbins contemporains. En fait, il ne l'a jamais lu tel qu'il est écrit en hébreu !

Aharown: Il s'agit de Aharon (ou Aaron, en transcription française usuelle) le frère aîné de Moïse et figure mythique du Grand Cohen ("Pontife") de la Sortie d'Egypte. Le Coran omet la lettre alef et le transcritهَارُونَ = haruwn car son rédacteur ne comprend pas la morphologie hébraïque du nom de Aharon où le ’on’ final est un diminutif. Ce nom est en fait une variante de Ahalown (qui signifiait au départ "petite tente", donc la “tente d’assignation”) car dans la prononciation égyptienne de ce titre honorifique, le L hébreu se transforme en R. Evidemment, le rédacteur du Coran ne s'embarrasse pas de subtilités étymologiques dont il n'a aucune notion et transcrit ce nom comme il a cru l'entendre.

Zekharyah: De quel Zacharie s'agit-il ? S'il s'agit du prophète Zacharie, sa position dans la liste des 18 noms est une absurdité chronologique. Mais si c'est Zacharie, le père de Jean-Baptiste, il est normal qu'il soit placé avant son fils. Quoi qu'il en soit, la transcription de ce nom hébreu est plus que problématique. En effet, Zekharyah est composé de la racine verbale hébraïque ZKR (se rappeler, se souvenir) et du théophore Yah (contraction de Yahweh). De nouveau, le rédacteur du Coran ignore tout de la composition de ce nom qui tel qu'il y est transcrit زَكَرِيَّا = Zakaryân n'a aucun sens en arabe !
Yowhanan : Il n'y a aucune explication plausible au fait que le rédacteur du Coran ait changé le nom de Jean (Baptiste) - qui en hébreu est un théophore (yow hanan) et qui signifie "Dieu a pris en miséricorde"-, en َيَحْيَى = yahya. tel qu'il apparaît dans le Coran. Ce nom Yahya signifie en arabe "il vivra" ou "il sera vivifié". Est-ce sous l'influence d'une secte baptiste qui prétendait que ce n'est pas Jésus qui a ressuscité après sa crucifixion, mais Jean après sa décapitation ? Nul ne peut le savoir. Parfois une grosse bourde du Coran revêt un voile de mystère qui lui octroie un halo énigmatique prestigieux !

'Essaw : C'est le sobriquet que les rabbins ont octroyé à Yeshou'a (Jésus) en l'appelant de manière méprisante et péjorative par le nom de Esaü, le frère-ennemi, haï de Jacob, dont le nom en hébreu signifie "le façonné". Le rédacteur du Coran n'a pas compris le sens de ce sobriquet "codé" et l'a pris au pied de la lettre. C'est pourquoi il confond Esaü et Jésus (1400 ans d’écart entre eux !) et le transcrit عيسى = 'Issa qui ressemble au son de 'Essaw-Esaü. Or 'Issa ne veut rien dire en arabe. C'est une transcription qui se veut fidèle au sobriquet "codé" octroyé par les rabbins talmudiques, preuve indubitable de leur influence sur le rédacteur du Coran. Il est à signaler que les arabophones chrétiens écrivent correctement (يسوع. = Yessoua') le nom de Jésus en hébreu : Yeshou'a (excepté l'absence de points diacritiques sur le Sh chuintant).
Mais quelle est la raison de ce sobriquet rabbinique "codé", octroyé à Jésus ? Il faut savoir qu'Esaü était, selon la Bible, l'ancêtre-patriarche des Edomites, une peuplade hébreue ennemie des Israélites. "Edomites" vient de la racine hébraïque ADM qui signifie "Terre rougeâtre". Or Esaü était, selon la Bible, un "rouquin". Et d'autre part, la couleur emblématique des cohortes et légions romaines, était le pourpre, donc de couleur rouge.
Quel lien ethnique ou autre y a- t-il donc entre Esaü et Rome ? Aucun !
Mais depuis que l'Empire romain, au IVème siècle après J.-C, avait adopté la foi chrétienne comme "religion d'Etat", les rabbins avaient pris l'habitude de dire "Edom" ("La rouge") lorsqu'ils parlaient entre eux de Rome, en termes voilés ou "codés". Et cela pour déjouer la censure romaine, désormais chrétienne.
Et Jésus, le fondateur du christianisme, fut affublé du nom de Esaü, le patriarche rouquin des Edomites ("les rouges") comme symbolisant la Rome chrétienne, "rouge de sang juif" d'après les rabbins. (Voir aussi notre article 'Le nom Israël de la confédération israélite').
Le rédacteur du Coran ne pouvait comprendre le fin-fond des méandres de cette dialectique codée et de cette sémantique contournée, si particulières aux rabbins. Il a donc, dans sa propre langue, transcrit Jésus- Yeshou'a, en Esaü-'Issa.

Elyah : Elyah n'est autre que Elie en français, le prophète irascible que certains crurent entendre être évoqué par Jésus sur la croix. Or en réalité, Jésus appelait Dieu à son aide dans son célèbre cri d'angoisse "Eli, Eli, lamma sabaktani " qui signifie "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné". (Voir notre article 'Jésus parlait et enseignait en araméen') Le nom du prophète Elie vient en effet du nom hébreu théophore "El Yah" ("Mon Dieu est Yah", contraction de Yahweh).
Le rédacteur du Coran le transcrit إِلْيَاسَ à la manière grecque ilyâs prononcée par un prêtre grécophone. Preuve tangible de l’influence d’un prêtre chrétien grécophone sur le rédacteur du Coran.

Yshma’-El : Le nom d'Ismaël, tel qu'il est transcrit dans le Coran, réunit à lui seul toutes les erreurs possibles. Pourtant Ismaël est censé être "l'ancêtre des arabes". Il est donc pour le moins surprenant que le Coran ne sache pas l'écrire correctement.
En fait, c'est un nom théophore hébreu à l'origine (ישמעאל) qui signifie « Dieu entendra ». Mais le Coran l'écrit de manière fantaisiste إِسْمَاعِيلَ = Ismâ’yl. Cette transcription est dépourvue de toute signification en arabe puisque "entendra" se dit yesma' avec la lettre gutturale 'ain et non ismâ avec un alif.
De plus, et à part la confusion Sh et S, le Coran ne sait pas non plus distinguer la consonne Y hébraïque de la lettre Alef, et celle-ci de la consonne gutturale ‘Ain qu’il place au mauvais endroit.
Enfin, “Dieu” se dit en arabe Allah ou à la rigueur Ilaha et non Il ou El comme en hébreu. Et de toute manière, il aurait fallu écrire Ismaël en arabe de la manière suivante : إِسْمَعِ ئِيلَ et non pas إِسْمَاعِيلَ.
A part ces considérations linguistiques, la place d'Yshma'-El- Ismaël dans ce verset est pour le moins fantaisiste ! Le Coran met Ismaël parmi les figures bibliques les plus tardives alors que d'un point de vue chronologique, il est en tant que fils d'Abraham, de la génération d'Isaac. Pourquoi diable le Coran ne l'a- t-il pas mentionné plus tôt ? Comment après cela apporter crédit à l'assertion qu’Ismaël est "l’ancêtre des arabes" ?!
En fait, cette assertion vient des rabbins qui ont systématiquement associé toute peuplade nomade et qui vit de rapines et d'attaques de caravanes, à la figure controversée et violente de Ismaël fils d'Abraham dans la Bible. Or Ismaël n'est autre que le nom théophore de la tribu israélite nomadisante de Shim'on (Simon en français). C'est dans un but de prosélytisme monothéiste, que les rabbins ont fait croire aux habitants du Hedjaz et de la Mecque que Ismaël était "leur ancêtre", alors que ces derniers n'en avaient jamais entendu parler auparavant !

Elysha': Elisée - c'est ainsi que ce nom hébreu est transcrit en français -, était le disciple de Elie. Son nom théophore signifie : "Dieu sauve". Or le verbe Ysha' qui compose ce nom est de la même racine que le nom de Jésus en hébreu (Yeshou'a). Le rédacteur du Coran le transcrit d'ailleurs avec les mêmes consonnes الْيَسَعَ = Elyassa' , et cela bien qu'il réitère des erreurs de vocalisation et de notation diacritique comme le S au lieu du Sh.
Est-ce que ce nom dont la racine hébraïque est semblable au nom de Jésus, a pu faire croire au rédacteur du Coran qu'il s'agissait de Jésus fils de Miryam, en dépit du fossé de près de mille ans qui le séparait de Elisée ?! Rien n'est impossible dans l'approche non-historique du rédacteur du Coran qui mêle les époques et les grands personnages bibliques.

Yonah – Youwnous : Ce nom – transcrit Jonas en français - vient de l'hébreu "yonah" (יונה) qui signifie "pigeon", "colombe", "tourterelle". Or il n'est pas transcrit dans le Coran à partir de l'originel hébreu Yonah, mais en se calquant sur sa forme grecque, friande de terminaisons en S : Yonas, donc يُونُسَ (youwnous).
Mais pourquoi diable l'Ange Gabriel a- t-il 'révélé' le Coran à Muhammad en privilégiant la transcription grécisée d'un nom hébreu, alors que l'arabe est beaucoup plus proche de l'hébreu que du grec et qu'il n'y avait en arabe aucune difficulté à l'écrire tel quel, soit : yuwnah ?
D'autant plus que la transcription fantaisiste de ce nom dans le Coran, d'après sa prononciation grecque "Yonas", ne veut rien dire en arabe. C'est une nouvelle preuve de l’influence d’un prêtre chrétien grécisant sur Muhammad ou sur son ou ses scribes !
Force nous est donc de constater que cette fois encore, ce fut non pas un rabbin hébraïsant, mais un prêtre grécisant qui ait enseigné à Muhammad le récit biblique de "Jonas dans le ventre du cétacé", avec tout son symbolisme christique de la résurrection après trois jours (Voir Evangile de Matthieu. 12, 38-42, sur le Signe de Jonas et son Kérygme).
Lot : Il s'agit du fameux neveu d'Abraham, le Loth de Sodome et Gomorrhe. Alors qu'en hébreu ce mot signifie "couvert", "voilé", il a pris en arabe coranique le sens de "pédéraste". Sa transcription erronée et fantaisiste لُوطًا = Lawtah avec un suffixe féminin en est-elle la cause ? Où est-ce l'évocation de l'épisode de Sodome qui a indirectement marqué Loth du “fer rouge" de l'infamie homosexuelle ? Quoiqu'il en soit Loth est de la même génération d'Abraham. Il est donc aberrant et absurde - d’un point de vue chronologique - qu’il soit placé en fin de liste !

A part cette liste de 18 noms, il y a d'autres noms dans diverses sourates, transcrits de manière non moins farfelue. Comme celui de Miryam (et non Myriam comme il est transcrit usuellement en français). Dans le Coran, Miryam la soeur de Aharon et Moïse est vocalisée Maryam, mais là n'est pas le problème. Le vrai problème est que le Coran la confond avec la Miryam, mère de Jésus (!). Pour quelle raison biscornue ?
La réponse est à la fois simple et complexe : Une tradition rabbinique ésotérique faisait de Miryam, la sœur de Moïse, la mère de Josué le fidèle disciple et continuateur de Moïse. Or Josué et Jésus en hébreu s'écrivent et se prononcent indistinctement. C'est en fait le même nom !
Il se peut donc que le rédacteur du Coran ait confondu les deux Miryam à cause de cette homonymie-synonymie entre Josué et Jésus, perçue de la bouche de son mentor-rabbin.

Mais la transcription de nom la plus "baroque", est celle du roi Saül (Voir versets 247 et 249 de la Sourate 2).

Dans ces deux versets, le Coran revient sur le récit de la Bible relatant l'adoubement du roi Saül (en hébreu Shaoul, qui signifie "être demandé") par le prophète Samuel. Mais si le Coran ne mentionne pas nommément Samuel, il appelle Saül par le nom bizarre de "Talout".
Pourquoi Talout au lieu de Shaoul ?
La réponse se trouve dans la Bible : Saül y est décrit comme un homme de taille haute - "de son épaule et au-dessus, plus haut que tout le peuple". (Voir Samuel I, 9, 2). Or Talout signifie en arabe, "haut" de taille.
Le rédacteur du Coran a donc entendu son mentor-rabbin lui mentionner la haute stature de Saül, et ce qui n'était qu'une description du rabbin est devenue dans le Coran le nom propre de Saül !

Un autre nom biblique à relever dans le Coran, est celui du scribe Esdras ('Ezra, en hébreu tardif influencé par l'araméen, et qui signifie "aide"). Le Coran le transcrit 'Uzaÿr. Ce mot ne signifie rien en arabe. Et pourtant, chose aussi bien ahurissante qu'insensée, le Coran accuse les juifs d'en avoir fait un Dieu ! Cette calomnie ne peut s'expliquer que par l'ignorance totale du rédacteur du Coran concernant la théologie biblique. On a la douloureuse impression de lire un cancre devenu un voyou et qui ferait la leçon à son ancien maître d'école, pour se venger des mauvaises notes que ce dernier lui a attribué !

Tout cela ne peut que nous pousser à la conclusion suivante :
La transcription arabe coranique des noms hébreux bibliques est entièrement à refaire. D'autant plus que la langue arabe est proche de l’hébreu et elle n’a donc pas l’excuse des langues latines qui ne possèdent pas les lettres gutturales ou emphatiques de l’alphabet hébraïque.
En attendant, force nous est de constater que le Coran (prétendument 'divin' alors qu'il n'est que trop humain) est une compilation déficiente et une mise à l’écrit défaillante d’un enseignement oral reçu de la bouche de rabbins judaïques hébréophones et de prêtres grécophones d'une secte chrétienne (ou judéo-chrétienne) dissidente.
Cet enseignement (qui a été déformé du fait de la transmission par voie orale), n’a pas été compris, la plupart du temps, par le rédacteur du Coran (que ce soit Muhammad lui-même ou son\ses scribes).

David A. Belhassen

4 коммент.:

  1. J'aborde votre article progressivement. Pouvez-vous nous dire en quoi Dawid signifie "Amant" en hébreu svp ?

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    1. C'est parce que tout simplement la racine DWD signifie "aimer", "désirer". Comme pa exemple dans le Cantique des cantiques : "ani le dowdi et dowdi li" qui signifie " Je suis à mon amant et mon amant est à moi".

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  2. Je continue, vous évoquez également la prononciation égyptienne du titre honorifique de Aharown / Ahalown. Pourriez-vous nous en dire plus si ce n'est pas trop long ?

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    1. Le L en égyptien ancien n'existait pas et était prononcé comme un R. Ainsi, Israël était prononcé Israër. De meême Ahalon fut prononcé Aharon et c'est cette prononciation relayé par les descendants des disciples d'Akhenaton qui fut reprise dans la Bible. Voir à ce sujet, l'analyse étymologique de Mikhaël Homman.

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