Home » , , , » Les mots hébreux dans le Coran

Les mots hébreux dans le Coran



Ce bref article est un extrait partiel tiré de la préparation d'un essai intitulé "la Torah de Muhammad", qui démontre l'influence prépondérante de la langue hébraïque sur la langue arabe du Coran.
Pour donner un exemple du contenu de cet ouvrage, voici une dizaine de mots commençant par la lettre H.
hadiyth (en arabe حديث ), de l'hébreu חדש hadash signifiant "nouveau", "nouvelle", "innovant". Cette acception hébraïque de "nouveau" est devenue dans le Talmud "nouvel exégèse de rabbin", mais dans l'islam, ce terme a bizarrement pris le sens contraire de "recueil traditionnel de récits, paroles, et actes de Muhammad et ses compagnons".
haj (en arabe حَجّ) : de l'hébreu חג hag, substantif de la racine verbale HWG qui signifie "tourner autour ", "faire un rond". Ce qui est compris en arabe comme "pèlerinage" à la Mecque, signifie en réalité circumambulation. La circumambulation se pratiquait dans nombres de sanctuaires polythéistes, mais aussi dans celui du Sanctuaire monothéiste de Yahweh à Jérusalem, et de là l'extension sémantique en hébreu de hag = fête, cérémonie, pèlerinage au Temple de Jérusalem.

haled (en arabe خلد avec un kh raclé), alors qu'en hébreu cette racine verbale existe חלדHLD, avec le même sens d'éternité et de permanence, mais avec un h guttural.
Il est aussi à noter qu'en hébreu, cette racine HLD peut aussi signifier "fossile", donc "corps fossilisé" dans l'univers. (Voir Psaumes 49, 2).
halaq (en arabe خَلَقَ ) avec un kh raclé, se trouve dans le verset 21 de la sourate 21. Dans toutes les traductions françaises, ce verbe a été traduit par créer. Or, il ne signifie pas créer mais transcrit la racine hébraïque חלק (HLQ) avec un h guttural, qui signifie : séparer, partager, diviser, lisser, poncer, façonner, mais aussi disséminer, dispenser, distribuer. Car c'est en séparant les cieux de la terre, que la création se fit, et c'est en façonnant la terre - adamah en hébreu, d'où Adam -, que celui-ci prit une forme humaine. Il n'y a dans le Coran aucune comparaison à la richesse sémantique de cette racine hébraïque. Et cela est dû en partie à l'ajout d'un point diacritique qui a transformé le h guttural en kh raclé.

hamd, (en arabe حَمْدُ ) de l'hébreu חמד hemed, substantif de la racine verbale hébraïque HMD, qui signifie avoir de l'attrait, être attiré par, convoiter, désirer etc… Le sixième commandement des Tables de la Loi dans le Pentateuque ou Torah de Moïse, dit "lo tahmud eshet re'ekha" = tu ne désireras pas (ou tu ne convoiteras pas) la femme de ton prochain. De cette racine hmd est également tiré le nom muhammad = désiré. En fait, bien plus qu'un prénom, c'est un titre honorifique biblique donné au prophète Daniel : ish hammudot = l'homme d'attraits (Daniel 10, 11). C'est le Livre de Daniel où celui-ci a une vision eschatologique qui fait intervenir, pour la première fois dans la Bible, des anges non anonymes portant le nom de Gabriel (Dieu surmonta) et de Mikhaël (Qui est comme Dieu).
Ce parallèle entre Daniel ish hammudot et Muhammad recevant les versets du Coran de l'Ange Gabriel, est trop flagrant pour être fortuit. Il faut également signaler que le Livre de Daniel était particulièrement prisé chez les rabbins pharisiens talmudiques qui y trouvaient une référence biblique à leur croyance au Jugement dernier et en la Résurrection des morts. Ces croyances, absentes du Pentateuque et rejetées par le courant sadducéen, sont essentielles dans le Coran : preuve indubitable de l'influence de ces rabbins hébréophones sur le rédacteur du Coran.

hamsah (en arabe خمسة ) vient de l'hébreu חמש homesh qui signifie "la cinquième côte de la cage thoracique". Et de là le chiffre cinq (חמש hamesh en hébreu). Il est à noter qu'en hébreu le Pentateuque de Moise (du grec penta = cinq) se nomme en hébreu "Les cinq livres de Moïse". Mais dans le Coran, la consonne H gutturale hébraïque est devenue un Kh raclé خَ au lieu d'un ح suite à une erreur de "diacritisation" de cette consonne. Cette erreur de notation diacritique a ôté à ce chiffre toute la richesse sémantique de son origine hébraïque.
hassir (en arabe خسر ) avec un kh raclé, est communément traduit par perdant. Mais en hébreu, il existe la même racine verbale חסר HSR avec un h guttural et qui signifie manquer, comme s'il s'agissait d'un "manquement" à l'ordre divin. Cette acception hébraïque explique les vitupérations coraniques contre ces "perdants" qui désobéissent à Allah et lui manquent de respect. A noter de nouveau le passage du H guttural hébreu au Kh raclé en arabe coranique.


hataf (en arabe خْطَفُ ) et en hébreu חטף hataf, de la racine verbale HTF, avec un h guttural et un t emphatique, qui signifie "saisir à la dérobée", "subtiliser par soudaineté", mais également "kidnapper", ou "commettre un rapt", et en particulier celui des femmes (Voir le Livre des Juges, 21, 21). Là aussi, un point diacritique intempestif sur le ح a transformé le h guttural hébreu en خ kh raclé, mot inconnu en sudarabique, et qui dans le Coran réduit la riche acception de cette racine hébraïque.
hatam (en arabe خَتَمَ), forme verbale conjuguée à la troisième personne du singulier de la racine hébraïque חתם HTM qui signifie "sceller", donc "signer", "ratifier", voire "apposer un blanc-seing". Là encore, un point diacritique sur la gutturale h (ح) a été malencontreusement ajouté par les scribes compilateurs du Coran. Et depuis, cette consonne h gutturale de la racine hébraïque htm, est prononcée kh raclé (خ) en arabe coranique, forme qui n'existe pas en sudarabique et qui appauvrit considérablement dans le Coran le champ sémantique de cette racine verbale hébraïque, et donc le sens du verset coranique qui en fait usage.2
Il est à noter que ce verbe hébreu de "sceller", "ratifier", "signer" est un motif récurent dans Le livre de Daniel sur lequel s'est inspiré le Coran. Par exemple, dans le verset : "sceller vision et prophétie" (9, 24) ou dans le verset : "scelle le livre jusqu'au temps de la fin" (12, 4). Mais malheureusement, la transcription arabe (ajoutant un point diacritique) de l'hébreu HTM, a vidé les paroles de Daniel de son sens eschatologique dans les versets du Coran.
Ce passage quasi systématique du h guttural hébreu en kh raclé arabe, donne la bizarre impression que le scribe ayant compilé le Coran avait du mal à prononcer cette consonne gutturale pourtant commune à l'hébreu et à l'arabe. D'où le doute qui s'installe : était-il vraiment un "arabe arabophone" ?
Entre parenthèses, l'occurrence du h guttural est dix fois moins nombreuse dans le vocabulaire arabe que dans le vocabulaire hébreu. Ce qui témoigne de l'antériorité de l'hébreu par rapport à l'arabe, car les consonnes gutturales ha ou le 'ayn, sont la marque indélébile des anciennes langues du Proche-Orient (paléo-hébreu ou cananéen ancien et araméen).

hitat (en arabe حطَّةٌ) de l'hébreu חטא he (= péché). Ce mot du Coran n'a rien d'énigmatique. Il est cependant demeuré incompris (donc intraduisible) par les exégètes musulmans, comme s'il s'agissait d'un mystérieux hapax. Alors qu'il est simplement un substantif de la racine verbale hébraïque HTA qui signifie à la fois faire le péché et se désinfecter du péché. Ce mot apparait 2 fois dans le verset 58 de la sourate 2, mais transcrite de manière différente : la première fois avec un h ح guttural comme en hébreu, et la seconde fois خَطَيَ avec un kh (خَ), donc un h sur lequel a été malencontreusement mis un point diacritique.
Certains exégètes et traducteurs – conscients de cette bévue coranique – ont préféré ne pas la relever. D'autres, comme André Chouraqui, l'ont traduit par pardon, trahissant ainsi l'acception originelle de ce terme hébreu qu'il connaissait pourtant. D'autres encore, surtout parmi les commentateurs musulmans, ont allégué que "les Juifs ont raillé la parole divine en la prononçant habbat (une poignée de grains de blé ou d'orge) au lieu de hitat."
Cette allégation de l'exégèse musulmane trahit à quel point les commentateurs de langue arabe du Coran n'ont guère compris ce qu'ils lisaient dans "leur" Coran. En effet, blé s'écrit en hébreu חיטה (hitah) et vient d'une racine toute autre que חטא (hetâ). C'est donc une pseudo homonymie hébraïque entre blé et péché. Aucun locuteur de l'hébreu n'avait pu faire une telle bévue, d'autant plus que traduire poignée de grains de blé n'a aucune signification dans le contexte de ce verset coranique.

Ces dix exemples de racines hébraïques dans le Coran - parmi les 300 que j'ai relevés – ôtent tout doute quant à l'identité judaïque de celui qui fut une sorte de mentor du rédacteur du Coran (ou de son\ses scribes).
1 Voici la traduction littérale en hébreu et arabe, et la transcription phonétique :
يَا أَيُّهَا النَّاسُ اعْبُدُوا رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُمْ وَالَّذِينَ مِنْ قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ
הוי והויה האנשים עבדו רבכם אשר חלקכם ואלה שלפניכם למען תיראו
ya ayuha al nas a’budu rabakumu aladhi khalaqakum waaladin min qablikum la’alakum tataqun
hoy we hoyah haanashim 'ibdu rabkhem asher halaqkem we eleh she lifnekem lema'an tirauw
ô et ohé gens servez votre majeur qui vous a séparés et ceux avant vous afin que vous craignez

2 Voir sourate 2, verset 7, en arabe et en hébreu, avec leur transcription phonétique et leur traduction en français.
خَتَمَ اللَّهُ عَلَى قُلُوبِهِمْ وَعَلَى سَمْعِهِمْ وَعَلَى أَبْصَارِهِمْ غِشَاوَةٌ وَلَهُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌ
חתם אללה על ליבם ועל שמעם ועל מבטם כיסוי ולהם עונש עצום
khatam allah 'ala qulubihim wa'ala sam'ihim wa'ala abçarihim ghishawat walahum 'adhab 'athim
hatam allah 'al libam we 'al shim'am we 'al mabatam kissouy we lahem 'onesh 'çoum
a scellé allah sur leurs cœurs et sur leurs entendements et sur leurs visions un masque et à eux un châtiment immense

David A. Belhassen

6 коммент.:

  1. Encore l'obsession du tout hébreu???? C'est pathologique chez vous/

    RépondreSupprimer
  2. A "Anonyme". La pathologie, c'est nier l'évidence ! Et la bêtise pathologique, c'est n'apporter aucun argument face à des preuves étayées !

    RépondreSupprimer
  3. Des preuves!!!!vous plaisantez, ce sont deux langues qui ont la meme origine c est logique que dans le saint coran il y a frs mots hebraiques ou qui ont le meme sens.pas besoin d en faire tout un plat de couscous tunisien

    RépondreSupprimer
  4. Non pas deux langues de même "origine", mais une langue artificielle (l'arabe coranique) qui a plagié l'hébreu, et cela de manière erronnée, incohérente, et absurde, aussi bien dans l'orthographe que dans la signification et l'acception sémantique. Si vous saviez un peu d'hébreu, vous auriez su, que la manière coranique de transcrire les noms propres hébreux de la Bible, est désopilante, fantaisiste, et ridicule ! Regardez par exemple comment le Coran transcrit le nom authentique hébraïque du prophète Yonah en Youwnous : Ce nom vient de l'hébreu "yonah" (יונה) qui signifie "pigeon", "colombe", "tourterelle". Transcrit en langue grecque - friande de terminaisons en S -, cela donna "Yonas". Or ce nom n'est pas transcrit dans le Coran à partir de l'originel hébreu Yonah, mais de sa forme grecque : Yonas, donc يُونُسَ (youwnous). Pourquoi diable l'Ange Gabriel a- t-il 'révélé' le Coran à Muhammad en privilégiant la transcription grécisée d'un nom hébreu, alors que le sudarabique est beaucoup plus proche de l'hébreu que du grec et qu'il n'y avait en langue arabe sudarabique aucune difficulté à l'écrire tel quel, soit : yuwnah !
    D'autant plus que cette transcription fantaisiste de ce nom dans le Coran, d'après sa prononciation grecque "Yonas", ne veut rien dire en arabe sudarabique. C'est une nouvelle preuve que l'arabe de votre pseudo "saint" Coran est un sabir artificiel, factice, et incohérent ! Il n'est pas une langue réelle, mais un (mauvais) plagiat !

    RépondreSupprimer
  5. A votre avis David, pourquoi alors le Coran a pris Younous plutôt que Yunah (j'ai une explication, mais j'attends la vôtre...)

    RépondreSupprimer
  6. A Albert. Pourquoi le nom du prophète biblique Yonah est-il transcrit Younous dans le Coran ? La réponse est simple : Ce nom vient de l'hébreu "yonah" (יונה) qui signifie "pigeon", "colombe", "tourterelle". Transcrit en langue grecque - friande de terminaisons en S -, cela donna "Yonas". Or ce nom n'est pas transcrit dans le Coran à partir de l'originel hébreu Yonah, mais de sa forme grecque : Yonas, donc يُونُسَ (youwnous). Pourquoi diable l'Ange Gabriel a- t-il 'révélé' le Coran à Muhammad en privilégiant la transcription grécisée d'un nom hébreu, alors que l'arabe est beaucoup plus proche de l'hébreu que du grec et qu'il n'y avait en arabe aucune difficulté à l'écrire tel quel, soit : yuwnah ?
    D'autant plus que la transcription fantaisiste de ce nom dans le Coran, d'après sa prononciation grecque "Yonas", ne veut rien dire en arabe. C'est là une preuve de l’influence d’un prêtre grécisant sur Muhammad ou sur son ou ses scribes !
    Force nous est donc fait de constater que cette fois-ci, ce fut non pas un rabbin hébraïsant, mais un prêtre grécisant qui ait enseigné à Muhammad le récit biblique de "Jonas dans le ventre du cétacé", avec tout son symbolisme christique de la résurrection après trois jours.

    RépondreSupprimer

Rechercher dans ce blog

Recevez notre newsletter

Le + lu ce mois

Fourni par Blogger.