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L'ethnie est-elle une notion si réprouvable ?


Le terme "ethnie" n'a pas bonne presse. Il semble lourd de sens et difficile à revendiquer. Il fait un peu "race", donc "racial", donc "racialiste", donc "raciste" !

Or, il n'y a aucun rapport entre la notion d'ethnie qui correspond au sens premier de "peuple" et qui est bien vivante, et le concept de "race" qui est caduque chez les humains depuis des dizaines de milliers d'années.
De plus, la plupart des ethnies sont exogames. C'est-à-dire qu'elles n'interdisent pas des liens matrimoniaux entre un membre d'une ethnie et celui ou celle d'une autre ethnie. Et ce, tant que "le fleuve d'eau douce ne peut adoucir la mer salée", pour reprendre une maxime ethniciste.

C'est-à-dire qu'une ethnie doit conserver une base génétique majoritaire commune entre tous ses membres pour se définir véritablement comme ethnie. C'est ce qu'on appelle en langage vulgaire : "le lien du sang", sans pour cela parler de "pureté du sang" d'une part, et d'autre part tomber dans le poncif angélique de "brassage" ou de "métissage" qui cache en vérité des comportements prédateurs et belliqueux de conquête, colonialisme et impérialisme.

Cette notion d’ethnie peut donc recouvrir les peuples suivants (par ordre alphabétique) : Les Amazighs, les Arméniens, les Basques, les Bretons, les Corses, les Cypriotes, les Hébreux, etc… pour ne citer que ceux qui préoccupent les Européens.

La survivance têtue de ces petites ethnies ou "peuples premiers" a depuis toujours "dérangé" le concept moderne "d'Etat-nation". Les Etats-nations ont toujours été méfiants à l'encontre de ce qu'il leur semble comme un "entêtement" à exister de manière pérenne en tant qu’ethnie. Ils appréhendent toute revendication à conserver son particularisme, sa culture et sa langue, telle une menace à la volonté ‘nationale’ d'abraser toute "différence", un camouflet à l'effort de créer un "ensemble homogène" de citoyens anonymes.

Cette prétention d'uniformisation initiée par les Etats-nations pousse à nier aux petites ethnies, réfractaires à la fonte dans le "Melting-pot" ou dans la "Ummah" des "grandes nations", le droit à l'auto-détermination politique, le droit à se définir comme "peuples souverains" et de se créer un cadre étatique.

Les encenseurs des Etats-nations aux frontières bien établies et maîtres dans l'art de tout justifier à postériori, prétendent qu'il est utopique de « faire marche arrière » et par exemple demander aux USA, de céder la place aux 'Natives'. Ils arguent aussi de l'impossibilité de savoir qui est vraiment « le peuple premier » d'une contrée, et que depuis la préhistoire, il y eut des « mouvements de populations » (euphémisme subtil pour ne pas dire conquêtes ou invasions, jugées trop crues).

Or, c'est faux ! Il faut faire une distinction entre de pacifiques, lentes et naturelles migrations, et la volonté délibérée d'écraser une population indigène afin de la supplanter. On ne peut décemment travestir la juste revendication des droits des peuples premiers, en camouflant en « conflits de voisinage », les occupations brutales de leurs terres, leurs expropriations et ce afin de soumettre des peuples qui vivaient dans leurs patries depuis la nuit des temps.

Dans sa turpitude jacobine centralisante, l'Etat-français par exemple considère comme une 'sécession unilatérale réprimandable' la volonté du peuple Corse à s'autodéterminer. On voit aujourd'hui quelle levée de boucliers engendre l'aspiration du peuple Corse à son indépendance !

Il en était de même il y a plus d'un siècle, lorsque le peuple hébreu créa un mouvement de libération afin de recouvrer sa terre de laquelle il fut spolié par les "grands empires", depuis les Romains jusqu'aux Ottomans, en passant par le conquérant arabo-musulman.

A l’origine en effet, le Mouvement Hébreu de Libération s’inscrivait totalement à contre-courant du concept d'Etat-nation. Il prônait justement une revendication ethnico-politique, celle du peuple hébreu. Mais plus tard, désarmés devant l'incompatibilité entre ‘ethnie’ et ‘nation’, les dirigeants sionistes abandonnèrent l'idéal de résurgence de l'ethnie hébraïque destinée à lui faire recouvrer sa souveraineté entière sur toute l'étendue de son pays ancestral.

Ce choix malheureux a plusieurs causes, sur lesquelles nous ne pouvons nous étendre ici. Parmi elles, une des principales est l'obstacle créé par le judaïsme dont les sionistes ne surent ou ne purent se défaire ou se débarrasser.
L'autre cause est lorsqu'il parut aux dirigeants sionistes qu'une "ethnie arabe" (sic !) vivait sur le même territoire. Ils tentèrent alors de la résoudre en adhérant au concept d'Etat-nation qui engloberait la « minorité arabe » dans une citoyenneté israélienne commune.

Or il n'a pas et il n'y a jamais eu de "minorité” ou de “peuple arabe" et encore moins "d'ethnie palestinienne". L'arabisme et le palestinisme sont des idéologies tout comme le sionisme ou le communisme sont des idéologies ! Et puisqu'il n'y a pas de peuple "sionien", il n'y a pas non plus de peuple "palestinien" !
Il n'y a tout au plus que des arabophones, ou plutôt des arabophonisés. Mais contre toute logique, ces arabophones sont étiquetés en Israël comme « minorité ethnique », alors qu'ils sont en majorité des descendants d’Hébreux ! Des Hébreux arabisés et arabophonisés – et pour la plupart islamisés ! - par le conquérant arabo-musulman au point d'avoir perdu toute mémoire ethnico-historique de leur réelle identité.
Cette amnésie collective pousse aujourd'hui ces pseudo "arabo-palestiniens" à adhérer et adopter l'identité arabiste des bourreaux de leurs ancêtres et à faire la guerre aux Hébreux israéliens qui ne sont ni plus ni moins que leurs frères, ethniquement parlant.

Le conflit "israélo-palestinien" n'est donc en fait qu'une guerre fratricide entre deux parties du même peuple : l'une ayant gardé son identité et sa mémoire ethnico-historique et l'autre qui, aliéné par le conquérant arabo-musulman, l'a perdue !

Mais en dépit de cette aliénation, tous les ingrédients sont encore réunis jusques aujourd'hui pour recréer un Etat-ethnie réunificateur. Il faut pour cela remplir à quatre conditions préalables :
1.   Inviter les Hébreux arabophones à retrouver leur identité originelle.
2.   Exiger des descendants des conquérants arabes de se fondre dans le creuset identitaire hébreu.
3.   Faire de l'hébreu, la langue officielle exclusive.
4.   Séparer de manière absolue la religion de l'Etat-ethnie hébreu laïque.

Ce n'est que sous ces conditions, qui vont toutes à l’encontre du concept d'Etat-nation, que l’identité citoyenne en Israël ne résultera plus de conjectures géopolitiques ou démographiques, mais se fondera sur le droit naturel et inaliénable des « peuples premiers » à s’auto-déterminer.

Grâce à la notion de peuple premier, un nouveau concept doit naître : celui de l'Etat-ethnie ou Ethno-état, ou encore « Ethnétat », néologisme que j'ai créé pour désigner une entité politique fondée sur le rejet de toute forme de colonialisme.
Ce concept est non moins laïc, démocratique et républicain que celui d'Etat-nation. Avec toutefois un avantage intrinsèque : les envahisseurs n’y acquièrent plus aucune légitimité !


L'Ethnétat d'Israël aurait alors initié l’avènement d’une ère nouvelle dans laquelle ‘la Loi du plus fort’ serait abolie au bénéfice de l'antériorité des droits, donc du ‘Droit du plus juste’.

David A. Belhassen
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2 коммент.:

  1. Confus et peu convaincant. De plus lorsque l'on regarde une carte de la "Palestine" on a du mal à croire que les "palestiniens" sont les descendants des hébreux : n'avez-vous pas remarqué que cette région est un carrefour entre l'Orient et l'Occident, entre l'Afrique et l'Asie et dont l'histoire nous apprend qu'une multitude de peuplades, d'ethnies comme vous dites, sont venues, restées, parties, durant des millénaires ?

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  2. A Anonyme. Lorsqu'on regarde une carte d'Israël, on a du mal à croire que tous les anciens habitants autochtones du pays, aient disparus par enchantement. Par exemple, les Hébreux samaritains, donc de la Samarie, eux qui étaient près d'un million au VIIème siècle après J.-C ! Certes, la conquête arabo-musulmane a décimé des dizaines de milliers de Samaritains, mais la grande partie d'entre eux ont été forcés à s'arabo-islamiser. Or aujourd'hui, on ne compte que 900 Samaritains. Où sont les autres Samaritains ? Leurs descendants sont, pour la plupart, ce que vous appelez malencontreusement des "palestiniens". Et idem, quoique à moindre mesure, pour les Hébreux judéens et galiléens contraints à s'arabo-islamiser.Cela ne sert à rien, à part s'aveugler, que de ressasser les poncifs de "carrefour entre Orient et Occident". Une ethnie ne disparaît pas par baguette magique, à moins d'un génocide totale, mais elle peut perdre la mémoire de son identité ethnique réelle. Et c'est au recouvrement de cette réelle identité ethnique qu'il faut s'attacher et lutter.

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