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Drôles de Khazars ! Le mythe de la conversion des Khazars au judaïsme




Le mythe de « la conversion des Khazars au judaïsme » est né – comme il fallait s’y attendre - chez les rabbins.
Ces rabbins du Moyen-Age devaient être jaloux de la réussite des chrétiens et des musulmans en matière de prosélytisme, quoique ce prosélytisme avançât à la pointe du glaive et du cimeterre. Eh quoi, se disaient-ils, nous aussi nous sommes une religion monothéiste, et même la première et l’aînée ! Sommes-nous si rebutants que personne ne veuille de notre belle religion, de notre génial Talmud, et de notre « sublime » Halakhah ?

Humiliés et frustrés, ils se réfugièrent dans les belles fables et les légendes dorées, et en particulier celle des « 10 Tribus perdues » habitants « au-delà des Monts des Ténèbres et de l’infranchissable fleuve Sambation ».

Dans ces royaumes légendaires, les Juifs n’étaient plus de pauvres hères, errants au gré des caprices des souverains catholiques et des sultans musulmans. Leurs princes y étaient fabuleusement forts et riches, la Halakha talmudique y était imposée et les rabbins y étaient honorés comme il se doit.

Jusqu’aujourd’hui d’ailleurs, des rabbins farfelus – pour ne pas dire cinglés - parcourent les quatre recoins de la planète à la recherche éperdue de ces « Tribus perdues », afin de les « ramener au bercail du judaïsme ».
Un peu à la manière de leurs précurseurs, les rabbins pharisiens fustigés par Jésus dans sa célèbre sentence : « Oh pharisiens ! Vous traversez monts et mers pour convertir un goï et ce faisant vous le rendez fils de la Géhenne autant que vous ! » 

Les rabbins globe-trotters de nos jours ne sont pas moins missionnaires que leurs prédécesseurs. Une fois, ils croient avoir trouvé des « vestiges des 10 Tribus perdues » parmi les Pashtounes afghans, une autre fois parmi les Birmans, une autre chez les Ibos d’Afrique etc… etc… Si n’était si pathétique, on aurait pu en rire !
Mais revenons à nos rabbins du Moyen-Age. Ils perçurent de vagues rumeurs sur un puissant Royaume « au-delà du fleuve Sambation », et sur un souverain de la « stature du Roi David ou du patriarche Joseph » qui combattait victorieusement les chrétiens et les musulmans. 

Ce fleuve était en réalité la Volga, le puissant royaume était en fait celui des Khazars, et son souverain s’appelait Boulan et non pas David ou Joseph. Mais ce ne sont pas de telles broutilles qui allaient freiner l’enthousiasme des rabbins à l’idée que leur revanche ne fût pas qu’un plat qui se mange froid.

Leur imagination débordante fit le reste ! Un certain rabbin - Hasdaï
Ibn Chaprut - rédigea même une missive destinée au « Roi Joseph » (sic !) où il lui présenta ses doléances et se plaignit de ce que la religion préférée de Dieu soit humiliée par les incirconcis (chrétiens) et les trop circoncis (musulmans).

Un autre rabbin - Judah Ha Levy - écrivit un ouvrage « Ha kuzari » (« Le Khazar ») où il concocta un récit fictif dans lequel il mit en scène un rabbin, un prêtre, et un cadi, tous convoqués à la cour du Roi des Khazars afin que celui-ci décide à laquelle des 3 religions – juive, chrétienne, musulmane -, il devait finalement adhérer. Suite à la controverse qui vit le triomphe du rabbin, Le Roi des Khazars opta évidemment pour le judaïsme, dixit Judah Hallevi.

Et à partir de là et jusqu’au XXème siècle, la machine khazare s’emballa ! Le mythe de « la conversion des Khazars au judaïsme » et son corollaire (l’extrapolation que les « Juifs Ashkénazes sont des Khazars ») devint une sorte de « Deus ex machina ». La folie douce de rabbins en mal de reconnaissance et de gloriole fut estampillée par des pseudos chercheurs et des prétendus « Historiens », comme s’il s’agissait d’une vérité historique indubitable et
incontournable. 

Depuis Graetz (plagié par Renan) jusqu’à Poliak et Shlomo Sand, en passant par le pathétique et sénile Marek Halter (relevons au passage qu’ils sont tous des « Juifs » et pour les trois derniers des « antisionistes à mort ! »), ce  mythe gravit les échelons de la bêtise pour atteindre les portes des facultés les plus prestigieuses et y recevoir le "diplôme du Bonnet d’Ane".

Peu importait en effet que cette fiction de la conversion des Khazars et de leur cordon ombilical avec « les Juifs Ashkénazes » ait été démolie soigneusement par les travaux des plus grands experts en la matière comme les Historiens Abramsky, Chimen, Maccoby, Lewis, Gil et Slezkine, comme les archéologues Stampfer et Bartal, comme les généticiens Oppenheim et Faerman etc…, qui ont tous démontré et prouvé qu’il n’y avait là aucun fondement historique, archéologique, et scientifique. Mais rien n’y fit.

Du moment que cette fumeuse spéculation apportait un moulin à l’eau empoisonnée de l’antisionisme, elle était du pain béni pour tous les pro-palestinistes. Et ils allèrent y moudre leur blé et leur logorrhée avec délectation. Et au diable la vérité historique !

Dans cette saga antisioniste, le cas d’Arthur Koestler est un peu
particulier. Ce romancier éclectique écrivit en 1976 un pamphlet
intitulé « La Treizième Tribu ».  Dans son pamphlet, qui popularisa
auprès du grand public la thèse fantaisiste que les Juifs ashkénazes
descendraient des Khazars, Koestler avait pour objectif de ridiculiser
les théories raciales nazies "attestant" de la supériorité « aryenne ».
En postulant son hypothèse fantaisiste, Koestler entendait insinuer que Hitler avait en fait exterminé - pied-de-nez de l'Histoire -, non pas des « sémites » mais de « purs aryens ».
Content de son « coup », Koestler ne pouvait imaginer que ce clin d'œil, destiné au départ à railler le nazisme, allait devenir le ‘start-up’ d’un déchaînement antisioniste niant aux Juifs ashkénazes toute appartenance au peuple Hébreu et par conséquent leurs droits historiques sur la terre d'Israël. Pris à son propre piège, Koestler se mit à défendre son “pied de nez” comme s’il s’agissait d’un mémoire de doctorat. Jusqu’à ce qu’il se rendit compte du ridicule de la situation, et préféra ne plus faire parler de lui.
Avant d’aller plus loin, un petit aperçu sur les Khazars :
Bien que l’origine des Khazars soit sujette à diverses hypothèses, il
est évident qu’il est question de peuplades turco-mongoles d’Asie
centrale, apparentées aux Huns, de langue turco-caucasienne, et de
religion dite ‘tinghriste’.
A leur apogée, entre le VIIème et le IXème siècle après J.C., le
royaume des Khazars s’étendit de la Volga jusqu’à la Mer Caspienne. La soudaine et pseudo conversion des Khazars aurait donc eu lieu sous le règne de Boulan en 836 après J.-C. A la fin du XIème siècle après J.-C, sous les coups de boutoir à la fois des Russ et des Petchenègues ainsi que du Califat musulman, leur royaume se disloqua et disparut définitivement.

Ces quelques données suffisent à balayer la bizarre théorie de «
L’origine khazare des Ashkénazes ».  En effet : 1. La physionomie propre aux Khazars - yeux noirs et bridés, nez aquilin, pommettes hautes et saillantes – est inexistante chez les Ashkénazes. Les Ashkénazes sont donc de drôles de Khazars avec leur nez “d’aigles”, leurs yeux “délavés”, et leurs joues affaissées.
2. Les Juifs ashkénazes sont – tout comme les « sépharades », originaires du Bassin méditerranéen. Les tests génétiques opérés par la professeur Ariella Oppenheim révèlent une similitude remarquable entre « Sépharades » et « Ashkénazes ». Ces derniers ne sont pas moins authentiquement Hébreux que les premiers !

3. On trouve dès le premier siècle après J.C, des communautés 'juives' à Rome et en Italie, puis en Gaule, ensuite au-delà du Rhin (Germanie), et après-cela en Bohème, en Transylvanie, en Hongrie et en Pologne, donc dans toute l’Europe. Toutes ses communautés - le cœur même et le noyau de développement des communautés ashkénazes en Europe de l’est-, s’y sont établies avant 836, date ‘présumée’ de la conversion des Khazars au judaïsme. Cela signifie que les « Ashkénazes » étaient déjà Juifs, avant que les Khazars ne le deviennent en « se convertissant en masse au judaïsme ».

4. A partir du Xème siècle et jusqu’au XIIIème siècle, l’émigration juive à partir de l’Europe et de l’Europe centrale jusqu’aux confins de l’Europe de l’est et la Russie, s’est faite d’Ouest en Est, suite aux Croisades et aux persécutions anti-juives ! En témoignent les nombreuses correspondances écrites et échangées entre les communautés « ashkénazes ». Or si les « Ashkénazes » étaient d’origine khazare, cette émigration aurait dû se faire d’Est en Ouest. 5. Des termes comme « Ashkénazes » (« Allemands ») ou « Sépharades » (« Espagnols ») ou encore « Sarfates » (« Français ») ne recouvrent aucune connotation ethnique ou géographique. Ces mots qui n’ont aucune rigueur étymologique ou linguistique sont tirés du vocabulaire fantasmagoriques des rabbins. A cause d’une vague homonomie, les rabbins les ont choisis et forgés à partir du nom biblique « Ashkénaz » (le nom d’un peuple d’Anatolie) pour « Allemagne », des Iles Hespérides, donc « sfarad » pour « Espagne », et de la ville « Tsarfat » au Liban, pour France ! En fait, ces appellations ont été utilisées uniquement pour définir d’infimes variantes entre les communautés dans le texte du « Siddour » (Livre des prières institué par les rabbins). Ainsi, le « Siddour » des communautés juives d’Italie ressemble davantage à celui des communautés juives de France, d’Allemagne, de Pologne et de Russie qu’à celui des communautés juives de Salonique par exemple. Et à l’inverse, le « Siddour » des Juifs de Georgie - pourtant très proche géographiquement du royaume des Khazars, donc des Juifs  ashkénazes - dixit les théoriciens du mythe de la conversion  – est identique à celui des Juifs « sépharades » ! Le choix d’expressions aussi peu rigoureuses et scientifiques tels que « Juifs ashkénazes » par les tenants de la « thèse khazare », est assez révélateur de leur manque de sérieux.

5. L’ethnie hébreue n’est pas endogame mais exogame. Les mariages mixtes y sont tolérés du moment qu’ils ne deviennent pas la norme.
Ainsi, et pour reprendre une métaphore chère aux Hébreux, « un filet
d’eau douce ne peut adoucir une mer salée ». L’enfant né par exemple d’un mariage mixte Hébreu-Gaulois (et il y en a eu !) peut décider selon son libre arbitre, de se rattacher indistinctement à l’une des deux ethnies. Du « sang » à la fois hébreu et gaulois coule dans ses veines. Et s’il choisit de faire valoir ses droits ancestraux sur la terre d’Israël, nul n’a le droit de les nier sous prétexte que sa mère soit gauloise (ou "khazare"). Et cela en dépit de la Halakha rabbinique (“N’est Juif ou Juive que celui ou celle dont la mère est juive”) qui a
participé à la régression du nombre de Juifs de par le monde et a perpétré une sorte d’ethnicide contre les Hébreux ! Et si l’ethnie hébraïque est tolérante aux unions exogames, elle l’est a fortiori pour des unions endogames de « Juifs sépharades » avec des « Juifs ashkénazes » (prétendument d’origine khazare). Et ces derniers mariages mixtes se chiffrent par millions.

La distinction artificielle et artificieuse opérée par les
propagandistes antisionistes pour séparer avantageusement les «
Sépharades » des « Ashkénazes », est donc un stratagème idéologique et politique destiné à nier aux « Ashkénazes » leurs droits légitimes en « Palestine arabe » (sic !).

Nous aurions pu poursuivre jusqu’à l’infini cette démonstration, et il nous aurait fallu un ouvrage monumental pour énumérer toutes les insanités, toutes les inanités et tous les grossiers mensonges de la pseudo thèse concernant « L’origine khazare des Juifs ashkénazes ».

Mais cela nous semble amplement suffire à démasquer l’imposture idéologique et l’antisionisme primaire qu’il draine, destinés exclusivement à servir les intérêts de la propagande palestiniste et ceux de leurs affidés parmi la gauche gauchisante pro-panarabiste et pro-islamiste.


David A. Belhassen

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